Acte I – La tempête et l’ombre du damné
L’ouverture sculpte immédiatement un souffle sombre et marin, instaurant un climat d’inquiétude et de mystère. Dans ce contexte, Anton Kéremidtchiev incarne un Hollandais maudit avec densité : timbre profond, projection solide et autorité naturelle, même si quelques nuances supplémentaires dans les moments d’abandon intérieur auraient renforcé la complexité du personnage.
Face à lui, Tobias Schabel campe un Daland grave et pragmatique, offrant au personnage un ancrage réaliste et terre-à-terre. Le Timonier, interprété par Matthieu Justine, clair et lumineux, apporte un contraste rafraîchissant dans cette atmosphère oppressante.
L’orchestre joue un rôle central dans la tempête : cordes et percussions recréent la mer agitée, tandis que les motifs wagnériens annoncent les conflits à venir.
Acte II – Senta, la vision, la promesse et la fidélité
Dans l’acte II, Dorothea Herbert incarne une Senta résolue et visionnaire : souffle long, médium charnu, aigus vaillants. Sa Ballade, moment clé de l’ouvrage, révèle toute la profondeur morale de son engagement et sa détermination à libérer le Hollandais de sa malédiction.
Benden Gunnell, en Erik, propose une lecture intériorisée, rendant la jalousie et l’angoisse amoureuse crédibles et subtiles. Ahlima Mhamdi, en Mary, apporte une couleur vocale chaleureuse et une présence stable, figure de calme au cœur du tumulte.
Les interactions entre Senta et le chœur soulignent la tension morale et dramatique, préparant la rédemption finale.
Acte III – Le chœur, la nuit et la rédemption
Le troisième acte transforme le chœur en véritable protagoniste. Les masses chorales de Toulon et Montpellier s’affrontent et se répondent avec vigueur, sculptant un paysage sonore puissant : appels des marins, confrontations avec l’équipage fantôme, montée inexorable vers la résolution tragique.
L’ultime geste de Senta, porté par la densité orchestrale et chorale, atteint une ampleur presque cinématographique, illustrant toute la force expressive de la musique seule, en l’absence de décors.
Orchestre, chœurs et direction
Sans mise en scène, la production confie toute sa dramaturgie à la musique. L’orchestre, dirigé par Victorien Vanoosten, se distingue par une direction précise et expressive : chaque crescendo est sculpté avec finesse, chaque respiration orchestrale est maîtrisée, et les tensions dramatiques sont parfaitement dosées. Sa capacité à équilibrer la puissance des chœurs et l’espace des solistes confère à cette version de concert une dimension dramatique et émotionnelle exceptionnelle.
Conclusion
Cette première rencontre avec Le Vaisseau fantôme au Palais Neptune révèle toute l’évidence du son et de la parole chantée. La musique fait surgir un monde entre ombre et lumière, entre réel et légende. Le navire et son capitaine semblent à la fois tangibles et irréels, et la puissance de la fidélité, capable de transformer la malédiction en rédemption, se déploie pleinement dans le sacrifice de Senta.
Le public captivé est resté plongé dans un silence dense, attentif à chaque souffle et nuance, jusqu’à l’explosion finale d’émotions et d’applaudissements nourris qui saluent cette traversée wagnérienne.
Distribution
Le Hollandais (baryton) : Anton Kéremidtchiev
Daland (basse) : Tobias Schabel
Senta (soprano) : Dorothea Herbert
Erik (ténor) : Benden Gunnell
Mary (mezzo-soprano) : Ahlima Mhamdi
Le Timonier (ténor) : Matthieu Justine
Chœurs : Palais Neptune de Toulon et Montpellier
Direction musicale : Victorien Vanoosten
Orchestre et Chœur : Opéra de Toulon
Chœur invité : Opéra national Montpellier Occitanie
Chef du Chœur de l’Opéra de Toulon : Christophe Bernollin
Cheffe du Chœur de l’Opéra national Montpellier Occitanie : Noëlle Geny
Leïla Metina-Bouchour
Palais Neptune à Toulon
« Le Vaisseau fantôme » de Richard Wagner (1813-1883)
Dates : 17 et 19 février, 20h00
Durée : 2h40
Langue : Allemand, surtitré en français
Format : Version de concert, sans décors
L’ouverture sculpte immédiatement un souffle sombre et marin, instaurant un climat d’inquiétude et de mystère. Dans ce contexte, Anton Kéremidtchiev incarne un Hollandais maudit avec densité : timbre profond, projection solide et autorité naturelle, même si quelques nuances supplémentaires dans les moments d’abandon intérieur auraient renforcé la complexité du personnage.
Face à lui, Tobias Schabel campe un Daland grave et pragmatique, offrant au personnage un ancrage réaliste et terre-à-terre. Le Timonier, interprété par Matthieu Justine, clair et lumineux, apporte un contraste rafraîchissant dans cette atmosphère oppressante.
L’orchestre joue un rôle central dans la tempête : cordes et percussions recréent la mer agitée, tandis que les motifs wagnériens annoncent les conflits à venir.
Acte II – Senta, la vision, la promesse et la fidélité
Dans l’acte II, Dorothea Herbert incarne une Senta résolue et visionnaire : souffle long, médium charnu, aigus vaillants. Sa Ballade, moment clé de l’ouvrage, révèle toute la profondeur morale de son engagement et sa détermination à libérer le Hollandais de sa malédiction.
Benden Gunnell, en Erik, propose une lecture intériorisée, rendant la jalousie et l’angoisse amoureuse crédibles et subtiles. Ahlima Mhamdi, en Mary, apporte une couleur vocale chaleureuse et une présence stable, figure de calme au cœur du tumulte.
Les interactions entre Senta et le chœur soulignent la tension morale et dramatique, préparant la rédemption finale.
Acte III – Le chœur, la nuit et la rédemption
Le troisième acte transforme le chœur en véritable protagoniste. Les masses chorales de Toulon et Montpellier s’affrontent et se répondent avec vigueur, sculptant un paysage sonore puissant : appels des marins, confrontations avec l’équipage fantôme, montée inexorable vers la résolution tragique.
L’ultime geste de Senta, porté par la densité orchestrale et chorale, atteint une ampleur presque cinématographique, illustrant toute la force expressive de la musique seule, en l’absence de décors.
Orchestre, chœurs et direction
Sans mise en scène, la production confie toute sa dramaturgie à la musique. L’orchestre, dirigé par Victorien Vanoosten, se distingue par une direction précise et expressive : chaque crescendo est sculpté avec finesse, chaque respiration orchestrale est maîtrisée, et les tensions dramatiques sont parfaitement dosées. Sa capacité à équilibrer la puissance des chœurs et l’espace des solistes confère à cette version de concert une dimension dramatique et émotionnelle exceptionnelle.
Conclusion
Cette première rencontre avec Le Vaisseau fantôme au Palais Neptune révèle toute l’évidence du son et de la parole chantée. La musique fait surgir un monde entre ombre et lumière, entre réel et légende. Le navire et son capitaine semblent à la fois tangibles et irréels, et la puissance de la fidélité, capable de transformer la malédiction en rédemption, se déploie pleinement dans le sacrifice de Senta.
Le public captivé est resté plongé dans un silence dense, attentif à chaque souffle et nuance, jusqu’à l’explosion finale d’émotions et d’applaudissements nourris qui saluent cette traversée wagnérienne.
Distribution
Le Hollandais (baryton) : Anton Kéremidtchiev
Daland (basse) : Tobias Schabel
Senta (soprano) : Dorothea Herbert
Erik (ténor) : Benden Gunnell
Mary (mezzo-soprano) : Ahlima Mhamdi
Le Timonier (ténor) : Matthieu Justine
Chœurs : Palais Neptune de Toulon et Montpellier
Direction musicale : Victorien Vanoosten
Orchestre et Chœur : Opéra de Toulon
Chœur invité : Opéra national Montpellier Occitanie
Chef du Chœur de l’Opéra de Toulon : Christophe Bernollin
Cheffe du Chœur de l’Opéra national Montpellier Occitanie : Noëlle Geny
Leïla Metina-Bouchour
Palais Neptune à Toulon
« Le Vaisseau fantôme » de Richard Wagner (1813-1883)
Dates : 17 et 19 février, 20h00
Durée : 2h40
Langue : Allemand, surtitré en français
Format : Version de concert, sans décors


Toulon, Palais Neptune : « Le Vaisseau fantôme » de Richard Wagner (1813-1883). 17 et 19 février 26, 20h00
Nice. « La Fiesta del Cine » - 4ème édition du 27 février au 8 mars 2026
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